[L’équipe] Rencontre avec Jean Lesaffre, Engineering Manager pour le pôle SRE, Paris

Jean Lesaffre is the Engineering Manager for Site Reliability Engineering at Criteo.

Vous ne le savez peut-être pas encore, mais Jean Lesaffre et ses équipes ont une mission fondamentale, exigeante et complexe chez Criteo : ausculter chaque jour notre vaste infrastructure d’usine logicielle pour garantir le bon fonctionnement des 200+ serveurs et de la base de code de nos solutions, 24/24h et 7/7j.

Jean nous parle aujourd’hui de la nature de son poste, de son quotidien au sein de l’équipe SRE de Criteo, de l’équilibre travail-vie privée et livre quelques conseils aux ingénieurs en herbe. Rencontre.

Commençons par le commencement. D’où viens-tu ?

Je suis né dans la Vallée de la Loire, une très belle région connue pour ses châteaux, ses vignobles et ses superbes paysages. Ensuite je suis parti pour étudier les sciences informatiques. J’ai pas mal bougé et vécu dans plusieurs villes après avoir obtenu mon diplôme, avant d’emménager définitivement à Paris, il y a cinq ans.

Quel poste occupes-tu chez Criteo ?

Je suis Senior Engineering Manager au siège de Criteo à Paris. La partie « management » implique la gestion des équipes SRE au sein du pôle Recherche et Développement (R&D) : du recrutement à la résolution des problèmes, je m’assure que tous puissent travailler le plus efficacement possible.

En tant qu’ingénieur, mon rôle consiste principalement à contribuer à la vision et la roadmap de la technologie Criteo. Je dois donc intégrer l’approche du pôle Recherche et Développement au travail de mes équipes, et proposer des solutions centrées sur les objectifs d’innovation et de compétitivité de Criteo.

À quoi ressemble ton quotidien ?

J’organise chaque semaine des entretiens individuels avec les membres de mon équipe. Cela permet notamment de parler technologie, organisation, carrière, d’échanger du feedback…

Je rencontre aussi régulièrement les autres Engineering Managers de l’entreprise pour renforcer toujours plus la cohésion au sein du pôle R&D.

Enfin, parce que nous proposons des services internes, je m’assure également de communiquer avec les clients Criteo pour que notre vision reflète toujours leurs besoins.

Quels sont les principaux avantages de ton poste ?

Je travaille chaque jour avec des personnes incroyablement brillantes. Le respect mutuel est un des grands principes de Criteo, et la collaboration entre les équipes n’en est que plus fructueuse.

Au fond, la mission de l’Engineering Manager ne diffère pas tant que ça de celle de l’ingénieur logiciel, à savoir développer le code/l’équipe le plus efficace et le plus élaboré possible pour résoudre un problème et proposer la meilleure solution possible.

Quels sont, selon toi, les trois « must-know » sur l’équipe SRE de Criteo ?

Mon équipe est une des premières à travailler sur les projets innovants du pôle R&D, des problématiques de chargement des applications en quasi temps-réel aux services utilisés par les clients, en passant par le machine learning.

Un mot-clé : « think big ». Le base de code de Criteo repose sur plus de 200 serveurs, actifs 24h/24h et 7j/7j. Le volume du cluster Hadoop est donc important, mais le cluster Jenkins, qui permet de « builder » le code de Criteo, l’est tout autant.

Nous prévoyons en 2019 de migrer l’exécution de la base de code C#, en passant de .NET Framework à .NET Core. Les équipes SRE travaillent chaque jour sur ce projet à grande échelle, rendu complexe par la portée et la performance de l’infrastructure de Criteo.

Tes conseils pour se spécialiser dans l’ingénierie de disponibilité (SRE) ?

Rejoindre l’équipe Criteo bien sûr ! Non, plus sérieusement, aujourd’hui, les sources d’information ne manquent pas. Google a publié deux livres très utiles sur le sujet et sur les compétences requises pour ce type de poste. De nombreux articles, replays de conférences et Meetups sont aussi disponibles en ligne. Criteo organise même ses propres Meetups dans ses bureaux, à Paris.

Le SRE, c’est miser sur le développement logiciel pour résoudre des problèmes d’infrastructure à grande échelle. Il suffit donc d’avoir de solides compétences en ingénierie logicielle – et de s’intéresser aux problématiques de disponibilité.

Et sinon, quelles sont les perspectives d’évolution et d’apprentissage chez Criteo ?

Criteo regorge d’opportunités. Du machine learning au deep learning, en passant par les applications en temps-réel et l’infrastructure logicielle à grande échelle, les champs d’application du SRE ne manquent pas. Les tâches sont toutes plus intéressantes les unes que les autres. L’échelle à laquelle nous travaillons est aussi majeure. C’est clair, côté infrastructure, en touchant plus d’1,2 milliards de shoppers en ligne chaque mois, Criteo boxe dans la catégorie poids lourds.

Formations internes, sessions de partage des connaissances Beer & Tech, Meetups au bureau… L’apprentissage est partout. Les employés du pôle R&D ont la possibilité d’assister à une conférence internationale par an, ainsi qu’à plusieurs conférences nationales sur le secteur.

La culture et les programmes de ressources humaines de Criteo sont axés sur l’évolution des employés, ainsi que sur la mobilité interne. Les programmes de déplacements professionnels permettent aussi de travailler dans une autre équipe (qui peut être à l’autre bout du monde) pendant quelques semaines – plus de 40 % des employés du pôle R&D en sont d’ailleurs adeptes. Ces « séjours » énergisent les équipes – ils facilitent le partage des informations, améliorent la collaboration et poussent les individus à approfondir leurs connaissances.

Comment arrives-tu à trouver le juste équilibre entre ton métier et ta vie perso ?

J’essaie de séparer le plus possible les sphères personnelle et professionnelle. Je ne travaille pas à la maison, par exemple. Au bureau, c’est 100 % boulot. Mais une fois chez moi, ma famille a la priorité.

J’essaie aussi de respecter des horaires raisonnables. Outre le manque d’efficacité, travailler tard est un cercle vicieux. D’une façon ou d’une autre, plus les journées sont longues, plus les tâches s’accumulent.

Il faut aussi montrer l’exemple : rien de mieux pour inciter vos équipes à respecter ces principes que de les appliquer vous-mêmes.

Qu’est-ce que tu aimes bien faire en dehors du boulot ?

Je suis papa et du coup, la plupart de mon temps libre, j’aime le consacrer à ma famille. À part ça, je lis beaucoup, et je ne dis jamais non à un bon film !

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